TRADER EN COMPTE PROPRE



Depuis Mars 2022, j'exerce l'activité de Trader particulier. A l'inverse d'un trader professionnel, qui exerce souvent dans des grands groupes bancaires, je ne suis pas salarié d'une entreprise mais j'exerce pour mon propre compte en tant qu'indépendant.


Qu'est-ce-que le trading ?

En anglais, trader signifie commerçant et trading signifie commercer ou effectuer une transaction dans le vocabulaire de la bourse. Un trader est ainsi spécialisé dans l'achat et la vente de produits financiers. D'ailleurs, d'un point de vue juridique et fiscal, le trader est souvent classé en France dans la catégorie des commerçants, au même titre qu'un commerçant tenant une boulangerie ou une boutique d'alimentation par exemple.

Parmi toutes les caractéristiques du trading, il y a un point important qui est que dans le trading il y a la notion de court-terme, voire, de moyen-terme. C'est à dire que les opérations effectuées par le trader sur les places boursières s'étendent sur des échelles de temps de quelques secondes à quelques semaines tout au plus. Au delà, des opérations boursières qui dureraient de quelques mois à quelques années, sont l'apanage des investisseurs, où là on a réellement la notion de long terme.

Il faut donc faire la distinction entre trader et investisseur, pour qui la recherche de plus-values ne s'effectue pas du tout sur les mêmes échelles de temps qu'un trader.


Il y a également d'autres différences que je décris dans les parties suivantes, comme le fait que les traders utilisent ce que l'on appelle des produits dérivés.


Il y aurait énormément à écrire sur les principes du trading ainsi que sur le fonctionnement des marchés boursiers, mais je détaille dans cette pages plutôt les éléments qui sont proches de mon activité de trader.



TABLE DES MATIERES


• Les notions de base du vocabulaire du trading

Courtier

Lots d'un actif

Effet de Levier

PiP

Liquidité

Volatilité

Frais de Courtage (SPREAD)

Négoce-Minutes

Trading Journalier

Trading Algorithmique


• Les différents produits et actifs financiers

Les Produits CFD

Les indices boursiers

Le FOREX

Les Matières Premières

Actions et Crypto-monnaies


• Les Deux Principales Approches d'Analyse des Marchés


• Le Trading Algorithmique


• Trader Occasionnel ou en Compte Propre


• Liens Utiles

Les notions de base du vocabulaire du trading

Dans cette partie, je donne des défintions de base qui m'ont été utiles lorsque j'ai commencé à m'intéresser au trading et qui sont indispensables pour tout novice en la matière. Je ne rentre pas non plus trop dans les détails, car 1) Je ne suis pas expert et 2) Je ne fais du trading que sur une partie des produits financiers accessibles aux traders particuliers. Certaines définitions ont une portée plus large que ce qu'il y est décrit, mais comme je viens de le préciser, je me concentre ici sur les domaines que je pratique.

COURTIER :

Le courtier (Broker en anglais) doit être vu comme un intermédiaire financier qui met en relation les acheteurs et vendeurs du monde entier et qui souhaitent accéder aux différents types de marchés. C'est lui qui gère les transactions effectuées par les traders et est donc le garant de leur bonnes exécutions dans des conditions préalablement définies, notamment au niveau des frais, du capital nécessaire et de certaines règles à respecter.

De nos jours, il n'y a plus de courtier physique à proprement parlé, qui prendrait les ordres par téléphone et les feraient exécuter soit par téléphone soit à la criée comme anciennement dans les salles de marchés. L'ensemble des opérations s'effectue électroniquement par l'intermédiaire de logiciels adaptés (MetaTrader, ProRealTime, logiciels maisons,...).

Autrement dit, ce que l'on appelle courtier est en fait une société de courtage, régulée (si possible en France ou au Royaume-Uni c'est mieux !) et qui fournit à ses clients traders un logiciel qui permet, à la fois, aux traders d'analyser les cours, et à la fois de centraliser les demandes d'exécutions des transactions. Cela permet des exécutions très rapides et permet également de trier et de prioriser les demandes envoyées.

Ci-dessous : le logiciel MetaTrader (que j'utilise en mode trading algorithmique ) :

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LOTS D'UN ACTIF :

Lots d'un actifs : il s'agit de la quantité d'actifs normalisée pour une transaction. Chaque courtier est libre de définir sa quantité d'actifs associée à 1 lot . Les frais de transactions sont définis par rapport à 1 lot , d'où l'importance de connaitre la définition d'un lot . Dans certains cas, on peut effectuer des transactions sur des fractions de lots.

Exemples de lots normalisés chez le courtier que j'utilise :

Produit Définition d'un lot Plus petite quantité possible Plus grande quantité possible
Actions 1 Action 1 lot (1 action) 500 lots (500 actions)
CAC40 1 X l'indice 0,1 lot (0,1 X l'indice) 50 lots (50 X l'indice)
NIKKEI 10 X l'indice 0,1 lot (1 X l'indice) 100 lots (1000 X l'indice)
Pétrole 100 barrils 0,1 lot (10 barrils) 100 lots (10 000 barrils)
Cuivre 1000 livres (454 kg) 1 lot (1000 livres) 300 lots (300 000 livres)
Noix de coco 1 tonne 1 lot (1 tonne) 200 lots (200 tonnes)

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EFFET DE LEVIER :

Le terme effet de levier tient son nom de l'effet que l'on rencontre en mécanique lorsque l'on exerce un couple (bras de levier), par exemple sur une clé :

Une petite force appliquée à un bout du levier, permet de démultiplier cette force à l'autre bout. Il en résulte qu'un opérateur n'aura pas besoin de beaucoup de force pour tourner un boulon, à l'inverse d'un opérateur qui n'utiliserait pas d'outil à effet de levier.                       

En économie et en particulier en trading, l'effet de levier est l'équivalent d'un prêt implicite (où le courtier fournit instantannément une bonne partie du capital nécéssaire), qui va permettre de démultiplier la taille de la position du trader. La taille de la position est en rapport avec le nombre de lots que peux utiliser un trader sur les marchés (voir la définition d'un lot au dessus). La valeur maximale de l'effet de levier est réglementée dans la plupart des pays pour les traders particuliers : 30 pour le FOREX et 20 pour les principaux indices boursiers.

Pour faire simple, le capital nécessaire au trader pour ouvrir une position sera d'autant plus faible que l'effet de levier sera important. En gros il suffit de diviser le coût réel de l'ouverture d'une position par le montant de l'effet de levier pour obtenir le capital nécessaire :

CAPITAL NECESSAIRE = COUT REEL / EFFET DE LEVIER

Voici un exemple simple : si un trader dispose d'un capital de départ de 1500 € et souhaite acheter 100 actions Renault à 50 € l'action, il lui faudrait disposer d'un capital de 5000 €. Sans utiliser de levier, cela lui est impossible. Mais, avec un effet de levier de 5 (ce qui est souvent le cas pour les actions), il n'aura besoin que de 5000/5 = 1000 €. Avec son capital de 1500 €, le trader peut donc cette fois acheter les 100 actions Renault et tenter de faire une plus-value à la revente et au moment opportun.

Il faut bien comprendre le but du courtier dans le fait d'avancer les fonds nécessaires à ses clients traders. Au niveau comptable, la société de courtage a tout intérêt à fonctionner ainsi, puisque les frais de transactions sont proportionnels au nombre de lots utilisés. Donc pour le trader, avoir la possibilité d'acheter plus de lots ⇒ frais de transactions plus importants ⇒ chiffre d'affaire plus important pour le courtier.

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PiP :

PiP signifie Percentage in Point en anglais. Cette quantité sert à définir le plus petit pas de cotation d'un actif, c'est à dire la plus petite variation possible de l'actif au cours du temps. Initialement, le PiP a été défini pour le marché des changes : le fameux FOREX que je décris dans la partie suivante. Cependant, certains courtiers utilisent cette notion de PiP pour d'autres produits financiers. Sa définition est très souvent en rapport avec le nombre de chiffres après la virgule, autrement appelés chiffres significatifs.

Les courtiers peuvent décider du nombre de chiffres significatifs, mais ce nombre est quand même plus ou moins standardisé et on retrouve les mêmes valeurs un peu partout :

Ainsi, par exemple pour l'indice CAC40, les cours varieront de 10 centimes en 10 centimes, puisque 1 PiP = 0,1€. Pour les métaux, les cours varieront de 1 cent en 1 cent puisque 1 PiP vaut dans ce cas-là 0,01$.

Cette notion est également importante en ce qui concerne les frais de courtages car ils sont souvent définis en terme de PiPs.

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LIQUIDITÉ :

La notion de liquidité en trading est à rapprocher de la notion de viscosité que l'on trouve en mécanique des fluides : plus un fluide est visqueux, plus il va opposer de résistance au mouvement d'un objet plongé dans le fluide. Inversement, moins le fluide sera visqueux (donc plus liquide) et plus l'objet pourra s'y déplacer facilement d'un point à un autre.

En trading, la liquidité désigne la facilité avec laquelle un actif peut être échangé entre acheteurs et vendeurs. Autrement dit, un marché sera qualifié de liquide si sont présents au même moment beaucoup d'acheteurs et beaucoup de vendeurs, car dans ce cas, un trader qui souhaiterait vendre un titre trouvera très facilement, par l'intermédiaire de son courtier, un acheteur prêt à lui acheter son titre au moment et au prix voulu.

La liquidité dépend du type de marché : une action de la bourse de New-York s'échangera beaucoup plus facilement qu'une action d'un pays comme la Turquie.

La liquidité dépend de l'horaire : un lot d'indice s'échangera plus facilement pendant l'ouverture du marché actions relatif à l'indice. De plus, l'apogée de la liquidité pour les actions et les indices américains a lieu lors du chevauchement des horaires d'ouvertures des marchés européens et amércains, c'est à dire entre 15h30 et 17h30 (heure française). C'est lorsque ces deux marchés sont ouverts simultanément que l'on trouve le plus d'acheteurs et de vendeurs prêts à s'échanger des titres. Les volumes échangés sont souvent les plus importants dans cette tranche horaire


Cette notion de liquidité est importante sur plusieurs points :


Tout cela, un trader doit en tenir compte lors de l'élaboration de ses stratégies de trading.

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VOLATILITÉ :

La notion de volatilité en trading est à rapprocher de la notion d'écart-type ou de variance en statistique. Elle mesure l'amplitude des variations d'un actif sur une période de temps donnée. La volatilité varie souvent au cours d'une journée comme le montre la figure ci-dessous pour la paire de devise GBP/USD :


Cette quantité dépend par ailleurs de l'échelle de temps considérée et une forte volatilité à de petites échelles de temps devient en général plus faible sur des échelles de temps plus grande : c'est le phénomène de lissage.

Une forte volatilité traduit souvent une nervosité des marchés car la plupart du temps une grande volatilité est provoquée par une bataille entre les (gros) acheteurs et les (gros) vendeurs.

Bien sûr, pour pouvoir faire des plus-values sur les marchés il faut une certaine volatilité, mais là encore tout dépend de l'échelle de temps et surtout, tout dépend de l'approche du trader : court terme ou moyen terme.


Cette notion de volatilité est importante sur plusieurs points :

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FRAIS DE COURTAGE (SPREAD) :


Frais de transaction : pour pouvoir accéder aux marchés boursiers et y effectuer des transactions, un trader doit passer par un courtier qui, en échange de ce service, va se rémunèrer sur les transactions grâce à des frais basés sur une différence entre le cours réel et le cours proposé au trader. En ouvrant une transaction, le trader accepte implicitement de payer ces frais, qui seront prélevés sur son compte au moment de la fermeture de la transaction, sauf pour les commissions.


Je ne parlerai ici que d'un seul type de frais que l'on appelle en anglais : SPREAD, qui signifie en français Écart. L'exemple ci-dessous illustre cet écart :

Dans cet exemple d'un CFD basé sur le CAC40, le prix de vente au marché (en bas à gauche) représente la valeur du CAC40 donnée par le courtier au moment où a été prise la capture d'écran, soit donc ici 6458,69€. Le prix d'achat (à droite) représente, lui, toujours le cours du marché, mais additionné des frais de transactions. Le prix d'achat étant ici égal au prix de vente + 0,8€ (6458,69 + 0,8 = 6459,49€) , on en déduit que le SPREAD est égal à 0,8 € pour 1 lot.                 

Cela signifie que pour que la transaction soit rentable pour le trader, le cours du CAC40 devra avoir évolué d'au moins 0,8 €.

La valeur du SPREAD proposé par le courtier dépend essentiellement de la liquidité et de la volatilité des marchés : plus la liquidité sera grande, plus bas sera le SPREAD, mais en revanche, plus la volatilité sera grande, plus élevé sera le SPREAD.

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NÉGOCE-MINUTES :

C'est une approche de trading pour laquelle le temps d'exposition (temps entre l'ouverture et la fermeture d'une transaction) est volontairement court : entre quelques secondes et quelques dizaines de minutes tout au plus, d'où son nom de Négoce-Minutes.

Le temps d'exposition étant court, le trader ne réalise en général pas de grosses plus-values, sauf lors d'évènements particuliers. Avoir de courts temps d'expositions permet d'un côté de plus sécuriser ses transactions (on s'expose beaucoup moins aux aléas des variations des cours), mais pour être rentable, un trader utilisant cette méthode doit en contrepartie effectuer plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines d'opérations par jour.

Négoce-Minutes se traduit par le terme anglais plus connu : Scalping, car on ne fait qu'effleurer / raser la surface du marché.

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TRADING JOURNALIER :


Le trading Journalier est une approche de trading pour laquelle le trader exécute toutes ses transactions en l'espace d'une journée stricte : il n'y a pas de débordement sur le jour suivant. Le scalping est intrinsèquement du trading journalier, mais c'est une différence de vocabulaire : on réserve le terme de trading journalier à un trader qui effectuera de une à 3 ou 4 transactions dans la journée pour un actif donné. Autre différence avec le scalping, la taille des positions (nombre de lots) sera en règle générale plus importante pour le trader journalier.

Les temps d'expositions varient, mais dans tous les cas, la dernière position est fermée avant la fin de la journée (22h00 heure de Paris pour du trading sur le CAC40). C'est le principe même du trading journalier.

C'est l'approche que j'utilise.


Trading Journalier se traduit par le terme anglais plus connu : Day Trading.

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TRADING ALGORITHMIQUE :

La très grande majorité des traders particuliers à travers le monde utilise la plateforme (interface graphique) mise à disposition par le courtier pour analyser les cours de bourses et pour passer un ordre (acheter ou vendre) : de façon schématisée, le trader utilise ses yeux pour analyser les cours et choisir le moment exact où il souhaite acheter ou vendre, puis avec sa souris il doit cliquer sur le bouton de son choix, dans une fenêtre préalablement ouverte :

C'est la méthode de trading la plus commune et la plus naturelle et en plus, il existe toute une panoplie d'outils graphiques mise à disposition du trader pour faciliter les tâches d'analyses des cours de bourses. En fait, c'est la méthode de trading par défaut.

Il n'empêche, un sujet très sérieux en trading concerne la psychologie des marchés liée à la psychologie des traders. Cela porte également le nom de Finance Comportementale. Le biais psychologique est un phénomène lié au fait que l'on utilise son propre argent sur les marchés, avec toutes les conséquences financières désastreuses que cela peut avoir en cas de mauvaise interprétation du comportement des marchés.

Les marchés boursiers évoluant en fonction de l'offre (vendeurs potentiels) et de la demande (acheteurs potentiels) des grosses structures, comme les banques ou les fonds d'investissements, tous les traders particuliers vont chercher à obtenir le maximum d'informations avant de rentrer en position. C'est là que les problèmes peuvent commencer car toutes les informations recueillies peuvent rapidement devenir contradictoires, surtout en période de fortes volatilités. Et là, le trader doit rapidement faire le trie dans sa tête selon sa conception du trading.

C'est dans ces périodes de stress psychologique que les traders se mettent à faire n'importe quoi et perdent de l'argent : en moyenne plus de 80% des traders particuliers perdaient de l'argent sur une année, selon une étude de l'AMF (Autorité des Marchés Financiers) datant de 2014. Pourcentage qui n'a pas évolué presque 10 plus tard.


Heureusement, il existe une autre méthode de trading, consistant à utiliser un programme pour analyser les marchés et exécuter les ordres à sa place: on appelle cette méthode le trading algorithmique ou encore le trading automatique .


Quelques avantages du trading algorithmique :


Le principale désavantage est lié à l'élaboration d'un algorithme performant, ce qui n'est pas à la portée du premier venu : outre la nécessité de savoir programmer, il faut pouvoir retranscrire en code tout ce que l'on ferait à la main et tout ce que l'on utiliserait comme outils (par ex. traçage de droites de supports/résistances) et comme indicateurs (par ex. utilisation de chandeliers conjointement avec une moyenne exponentielle ou un MACD). Heureusement, le langage que j'utilise contient des fonctions prédéfinies qui facilitent un peu le travail.

Il faut ensuite passer toute une batterie de tests pour caler ses modèles, mais tout cela n'est pas forcément difficile pour les personnes, dont je fais partie, ayant déjà travaillé dans le développement logiciel : il faut bien organiser toutes les étapes du développement jusqu'au test finaux sur un compte de démonstration.


Donc de mon point de vue, la partie la plus complexe est bien le coeur de l'algorithme, c'est à dire la partie relative à la création d'un modèle qui permet d'analyser correctement les graphiques, puis vient la retranscripton de ce modèle en code. Plus de précisions dans la partie Algo.

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Les différents produits financiers

Le trader particulier utilise ce que l'on nomme des produits dérivés et il y en a deux en particulier qui sont parmi les plus populaires : les contrats à termes appelés FUTURES ainsi que les produits dits CFD (Contract For Difference). Bien que j'effectue des transactions pour l'instant uniquement sur des produits CFD, il existe des liens très forts entre ceux-ci et les produits FUTURES.

Produits CFD :

CFD signifie en anglais Contract For Difference, autrement dit en français Contrat pour la Différence. Ces contrats sont nommés ainsi car il s'agit d'un contrat basé sur la différence conclue entre deux parties : un vendeur et un acheteur. Les deux parties conviennent que le vendeur devra payer à l’acheteur la différence entre la valeur du sous-jacent au moment de l'ouverture du contrat et la valeur du sous-jacent au moment de la fermeture du contrat. Dans le cas du trading CFD, les deux parties sont le trader et le courtier, les deux pouvant être alternativement soit l'acheteur, soit le vendeur.

Ces contrats simulent donc à chaque instant le cours d'un actif sous-jacent : par exemple un contrat CFD créé au moment de l'ouverture par un trader d'une transaction à l'achat sur le CAC40, simulera en temps réel le cours du sous-jacent CAC40. Le contrat s'arrête (cesse d'exister) au moment où le trader revend ce même contrat à son courtier. Ces processus d'achats et de ventes se font automatiquement via une platefrome de trading, sans l'intervention physique du courtier.

Le courtier se rémunère principalement grâce à des frais de transactions qui sont tels que le prix d'achat ou de vente d'un contrat est toujours légèrement différent du cours du marché.

Ces contrats peuvent suivre un peu près tous les types d'actifs (sous-jacents) : Actions, Indices, Devises, Matières premières, Crypto-Monnaies.

Sans rentrer dans les détails, les cours des actifs sous-jacents sont basés sur les cotations des contrats Futures et le courtier crée les cotations du produit CFD en se basant comme il le souhaite sur le cours des Futures.

Autrement dit : les cours CFD sont une approximation des cours réels. L'approximation est d'autant plus fiable que le courtier est sérieux et inversement ... Ceci étant dit, les courtiers les plus sérieux sont régulés par des organismes de contrôle agréés qui veillent à ce qu'un ensemble de règles soient respectées. Pour ces courtiers là, les cotations créées et envoyées au trader doivent rester dans une certaine fourchette et ne sont donc pas farfelues ou manipulées.

Le trader CFD, lui, suit les mouvements des cotation des marchés crées par son courtier, mais n'a donc aucune influence directe sur les cours.


Principales Caractéristiques des CFD :


Controverse sur les courtiers CFD :

Comme indiqué précédemment, les courtiers CFD sont libres de créer leurs propres cotations basées sur les cours des Futures, car, contrairement aux contrats Futures, il n'existe aucune instance de régulation gérant les contrats CFD. Ce sont les sociétés de courtage qui gèrent elles-même entièrement de bout en bout l'exécution de ces contrats. Ensuite, étant donné que le principe du trading CFD fait que le partie qui perd la transaction paye à l'autre partie la différence de valeur, il a pu être tentant pour les premières sociétés de courtage, de biaiser les cotations en leur faveur, afin de faire perdre le trader particulier, puisque dans le cas contraire, c'est au courtier de payer le trader en piochant dans son chiffre d'affaire ou sa trésorerie. De tels agissements ont effectivement existés dans certaines sociétés de courtages peu scrupuleuses.

Ceci dit, la plupart des sociétés de courtage n'avaient pas besoin d'avoir recours à ces méthodes car, statistiquement, environ 8 traders sur 10 sont perdant sur le long terme. Seuls certains traders gagnant régulièrement pouvaient éventuellement poser un problème. Et encore, les gains des traders gagnant régulièrement étaient normalement compensés par les pertes des traders perdant régulièrement. Le courtier n'a de toute façon pas d'intérêt à plumer ses clients, il a au contraire tout intérêt à les garder pour qu'ils fassent le plus de transactions possibles avec lui.

Néanmoins, il y a une dizaine d'années, suite à différentes affaires d'escroqueries de sociétés de courtages américaines sur des contrats CFD, le gendarme US de la bourse, la US Securities and Exchange Commission, a décidé purement et simplement d'interdire le trading des produits CFD sur tout le territoire des Etats-Unis. Il n'y a donc plus à ce jour de sociétés de courtages proposant ces produits aux Etats-Unis, alors qu'il y en a dans beaucoup d'autres pays, dont la France.

Suite à ces mêmes affaires, les instances de régulation notamment européennes et britanniques, ont décidé, elles, non pas d'interdire mais de fortement encadrer et de réglementer ces produits, pour protéger les traders particuliers. Et le fonctionnement des transactions chez un courtier régulé, s'effectue maintenant grosso-modo de la façon suivante, en séparant les traders (vraiment) rentables des autres :

Dans tous les cas, que les traders soient perdant ou gagnants, le courtier gagne de l'argent principalement via les frais de transactions, incluant ou non des commissions. Ce points est particulièrement controlé par les instances de régulation comme l'AMF.

L'AMF effectue également régulièrement des mises en garde à l'intention des traders particuliers sur les dangers que représentent les produits CFD, avec entre autre l'édition d'une liste noire des sociétés non réglementées et/ou ayant fait l'objet de nombreuses plaintes auprès de l'AMF.

De plus, une société de courtage régulée à l'obligation d'afficher une banderole sur son site internet, indiquant notamment que x % de ses clients ont perdu de l'argent l'année précédant l'année en cours. Ce x % se situe généralement entre 75 et 85 % :



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Indices boursiers :

Les indices que je trouve les plus intéressants sont les suivants : CAC40 (France), FTSE100 (Royaume-Uni), AEX25 (Pays-Bas), DAX40 (Allemagne), SMI20 (Suisse), NASDAQ (valeurs technologiques cotées aux USA), Dow-Jones (USA), S&P500 (USA) et le HSI50 (Hong-Kong).

Les indices nationaux représentent les plus importantes sociétés cotées en bourse. La valeur et donc la force d'un indice, est évaluée en terme de points : un point représente 1 unité de la monnaie dans laquelle est cotée l'indice. Par exemple un CAC40 à 7000 points correspondra à une valeur d'indice de 7000 € . Un Dow-Jones à 33000 points correspondra à une valeur d'indice de 33000 $ .



Excepté pour le Dow-Jones, la valeur d'un indice boursier correspond à la somme pondérée de la valeur des actions des différentes sociétés composant l'indice. Les coefficients de pondération tiennent compte du poids financier de l'entreprise et sont ré-évalués au moins tous les 3 mois (pour le CAC40). Ainsi, pour le CAC40, les entreprises de luxe telles que LVMH ou L'Oréal auront de 10 à 20 fois plus de poids dans l'indice que par exemple Renault. A elles seules, les sociétés LVMH et L'Oréal représentent environ 25% des 40 valeurs composant le CAC40 (au 1er semestre 2022).

La valeur du Dow-Jones est en revanche déterminée de façon non pondérée et chacune des 30 sociétés composant l'indice a le même poids. Ceci explique pourquoi la valeur du Dow-Jones est bien plus élevée que la plupart des autres indices boursiers : de 33000 à 36000 points pour le Dow-Jones, on passe à 13000/15000 points pour le DAX40 ou le NASDAQ et à 6500/7500 points pour le CAC40. A noter que l'indice S&P500, incluant 500 grandes sociétés cotées sur les marchés US, est réputé comme étant le plus représentatif du marché boursier US, car représentant le mieux les capitalisations boursières composant l'indice. Et pourtant la valeur de cet indice est de l'ordre de 3500/4500 points, soit environ 10 fois moins que le Dow-Jones, qui n'inclus pourtant, lui, que 30 sociétés.

L'intérêt de ces informations pour le trading est selon moi important en particulier sur un point : Les amplitudes des fluctuations des cours sont proportionnelles à la valeur de l'indice : plus un indice aura une forte valeur en nombre de points, plus les amplitudes des fluctuations du cours seront importantes au cours d'une séance. Autrement dit, si l'on dispose d'une méthode adaptée, il sera moins difficile de faire des plus-values sur un indice à forte valeur (ex. le Dow-Jones) que sur un indice de plus faible valeur (ex. le CAC40). Ceci, simplement car les opportunités de plus-values sont plus nombres sur les indices à fortes valeur. D'autres paramètres sont quand même à prendre en compte bien entendu.

Pour exemple, le Δ min/max journalier (différence entre le min et le max au cours d'une journée) est de l'odre de 500 $ pour le Dow-Jones, de l'ordre de 250 $ pour le NASDAQ, de l'ordre de 200 € pour le DAX40 et de l'ordre de 90 € pour le CAC40. Après, il y a d'autres paramètres dont il faut tenir compte, comme la régularité du cours sur un intervalle de temps donné.


Voici en exemple, un tableau donnant les valeurs moyennes journalières que j'ai calculé sur 6 mois :

Indice Pays / Zone Devise Δ min/max moyen journalier
Dow-Jones USA Dollar US 480
NASDAQ USA Dollar US 255
S&P500 USA Dollar US 58
CAC40 France Euro 90
DAX40 Allemagne Euro 210
EURO STOXX50 Europe Euro 55
AEX25 Pays-Bas Euro 12
SMI20 Suisse Franc Suisse 210
JP225 Japon yen 555

Les chiffres donnés dans le tableau ci-dessus sont une moyenne, le Δ min/max journalier pouvant varier du simple au double. Les cours des indices étant (très) sensibles aux nouvelles économiques, cela peut être un avantage comme un inconvénient, selon sa méthode trading. En effet, après l'annonce d'une nouvelle économique de première importance, les cours peuvent évoluer brutalement à la hausse ou à la baisse et avec de fortes amplitudes de mouvement.


Il existe plusieurs types de nouvelles économiques susceptibles d'engendrer de fortes variations de cours :


Les traders particuliers sur CFD, eux, doivent prévoir les intentions des gros investisseurs mais également des traders sur Futures en dehors des heures d'ouverture des marchés, en analysant finement les cours et en s'appuyant sur certaines des nouvelles économiques citées précédemment.

Pendant les heures d'ouverture des marchés actions, ce sont les gros investisseurs qui décident du cours de la bourses : banques, fonds d'investissement, fonds souverains des états, sociétés d'assurance... Ces structures font varier les cours en vendant ou achetant des millions d'actions au cours d'une journée, selon leurs sentiments sur la capacité des entreprises à maintenir ou non leur croissance.


Pour résumer les Indices boursiers :

Table des Matières


Forex / Marché des devises :

Quiconque s'intéresse au trading aura forcément entendu parler du fameux FOREX. C'est peut-être même par ce terme que l'on apprend l'existence du trading. Alors qu'est-ce que le FOREX ?

FOREX signifie en anglais Foreign Exchange, soit donc l'échange de monnaies étrangères et plus communément appelé en français : Marché des changes / Marché des devises. En gros, il s'agit d'échanger une devise contre une autre (on parle de paires de devises).

Au niveau trading, cette classe de produits présente des particularités par rapport à d'autres produits comme les indices boursiers. A tort ou à raison le FOREX est très prisé des traders particuliers pour plusieurs raisons :

Le trader particulier peut avoir accès à de forts effets de leviers (jusqu'à 30 en France). Les frais (spreads) sont souvent faibles (dû en partie à la concurrence entre courtiers), ce qui permet entre autre de trader en mode scalping. La liquidité de ces marchés est très grande pour les paires de devises dites majeures, genre EUR/USD. Et enfin, le trader a accés à des minis-lots (1/10ème de lot) et même à des micros-lots (1/100ème de lot).

Autre particularité propre au FOREX : le coût d'un lot est fixe et correspond à 100 000 unités de la 1ère devise. Par exemple, pour la paire Euro/Dollar EUR/USD, 1 lot coûtera 100 000 €. Pour la paire GBP/USD, 1 lot coûtera 100 000 £. Mais avec un effet de levier de 30, 1 lot reviendra à 3333,33 unités de la 1ère devise.

Malgré tout, avant de se lancer dans le trading des devises, le trader doit bien analyser la ou les paires qui lui semble la ou les plus en adéquation avec sa méthode de trading. Pour se faire une idée, je donne dans le tableau suivant, les valeurs moyennes du Δ min/max journalier de plusieurs paires de devises, que j'ai calculé sur 6 mois :

Paire de devise 1ère Devise 2ème Devise Δ min/max moyen journalier en PiPs
EUR/USD Euro Dollar US 65
EUR/GBP Euro Livre Sterling 46
EUR/CHF Euro Franc Suisse 43
USD/JPY Dollar US Yen 59
USD/CHF Dollar US Franc Suisse 59
USD/MXN Dollar US Peso Mexicain 2233
GBP/USD Livre Sterling Dollar US 95
AUD/USD Dollar Australien Dollar US 68
AUD/CHF Dollar Australien Franc Suisse 56
CAD/CHF Dollar Canadien Franc Suisse 55
NZD/USD Dollar Néo-zélandais Dollar US 67

Là encore, pour du trading journalier, ces valeurs montrent qu'il est moins difficile d'appréhender des variations sur la paire GBP/USD (95 PiPs), que sur la paire EUR/CHF (43 PiPs). La paire USD/MXN, bien que présentant une valeur moyenne élevée, n'est en fait pas forcément si intéressante car 1 Peso Mexicain vaut environ 0,05 €. Après, ce sont les frais en terme de PiPs qui peuvent faire la différence. Les frais pour les paires de devises mineures, telle que USD/MXN, peuvent dépasser les 100 PiPs, contre seulement 1 ou 2 PiPs pour les paires majeures telles que EUR/USD.


Les paires de devises qui me paraissent les plus intéressantes à trader, pour des raisons techniques, sont les suivantes : EUR/USD, GBP/USD, USD/CHF, AUD/USD et USD/JPY.


Comme pour les indices, il est également important de connaître, au moins en partie, ce qui provoque les hausses et les baisses du marché FOREX.

Les variations des cours des marchés des changes sont principalement dues :



Pour résumer le marché des devises :

Table des Matières


Matières premières :

Selon ce que propose le courtier sur sa plateforme, il est possible de trader une multitude de produits appartenant à cette catégorie d'actifs que l'on appelle également commodités : métaux précieux, matières premières agricoles, pétrole, gaz ...

Ce sont les traders sur contrats Futures qui font varier les cours du pétrole dans le but le plus souvent d'en dégager des profits : 99% des traders particuliers qui tradent le pétrole sur Futures n'ont pas envie de se faire livrer chez eux des barils de bruts ! Ces contrats sont donc soldés avant leur date d'échéance.

Entre le moment où un baril de pétrole est extrait du sous-sol et le moment où ce même baril est embarqué sur tanker vers sa destination finale, on estime qu'il aura changé de main parfois plusieurs centaines de fois entre les différents spéculateurs, les traders sur Futures des grandes structures financières n'arrêtant pas d'acheter et de vendre des millions de barils en espérant obtenir une plus-value à chacune de ces grosses transactions.

Encore une fois, les traders sur CFD, eux, doivent prévoir les intentions des traders sur Futures, en analysant finement les cours et en s'appuyant sur certaines nouvelles économiques.


Voici les valeurs moyennes du Δ min/max journalier de plusieurs commodités, que j'ai calculé sur 6 mois :

Produit Unité standard par lot Δ min/max moyen journalier en dollars US
Cuivre 1000 livres (454 kg) 12
Argent 5000 oz (once liquide) 0,7
Or 100 oz (once liquide) 24
BRENT 100 barrils 3
Arabica 1 tonne 7
Robusta 1 tonne 47
Noix de coco 1 tonne 55
Sucre blanc 10 tonnes 8
Cotton 1000 livres (454 kg) 3
Jus d'orange 1000 livres (454 kg) 4

Les moyennes journalières sont très disparates pour les matières premières et pour être plus précis, il est nécessaire de comparer les informations données par le Δ min/max à la valeur d'un lot ainsi qu'aux frais de transactions.


Pour résumer le marché des matières premières :

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Actions et Crypto-Monnaies :

Je ne trade ni les actions ni les crypto-monnaies pour l'instant car ils ne sont pas adaptés à mon style de trading : le trading journalier. Ces produits sont plus adaptés à du trading sur plusieurs jours ou plusieurs semaines. Les actions sont clairement plus adaptées à de l'investissement sur plusieurs mois ou plusieurs années.

Une remarque importante sur les crypto-monnaies : contrairement à la quasi-totalité de toutes les autres classes d'actifs, on peut faire du trading sur les crypto-monnaies 7 jours / 7 et donc également le week-end.


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Les deux principales approches d'analyse des marchés

Il existe deux approches d'analyse du marché qui sont mises en avant par les spécialistes et que l'on oppose souvent l'une à l'autre.

Il s'agit d'une part de l'analyse dite fondamentale et d'autre part de l'analyse dite technique. Chacune de ces analyses possède ses détracteurs et ses contradicteurs, mais au final, le trader utilise souvent un mélange des deux approches. De mon point de vue, il y en a une qui est plus sérieuse que l'autre (dans le sens de rigoureuse), même si je ne l'utilise pas spécialement.


Quelques élements sur l'analyse fondamentale :



Quelques élements sur l'analyse technique :

Voici un Lien détaillant les principes des indicateurs techniques les plus utilisés.


Remarques sur l'analyse technique :

Cette approche est très largement utilisée par les traders, qu'ils soient à leur compte ou qu'ils soient professionnels travaillant dans une banque. Certaines techniques plus que d'autres sont très plébiscitées par les traders, car plus facilement identifiables. Par exemple les points pivots, les intervalles de Fibonacci, ou encore certaines figures chartistes telle que la fameuse Epaule-Tête-Epaule.

Un grand nombre de traders y croit dur comme fer et ça peut même fonctionner sous certaines conditions : il suffit qu'un grand nombre de traders y croit en même temps ! Ce que je veux dire par là c'est que l'analyse technique, dans son ensemble, n'a aucun fondement mathématique ni aucun fondement rigoureux. Et pourtant, malgré tout, il arrive quelquefois qu'une convergence de points de vue (d'un grand nombre de traders, investisseurs et/ou de robots de trading haute fréquence) arrive à créer les résultats attendus. Je parle notamment des points pivots et des niveaux psychologiques associés. Ce phénomène touche donc à la psychologie des marchés dont j'ai déjà évoqué l'existence ici.

Bref, je n'utilise pas l'analyse technique à proprement parlé, mais, j'utilise cependant l'analyse graphique dans le cadre du trading algorithmique, et avec mes propres méthodes....

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Le trading algorithmique


J'ai décris ici les principaux avantages du trading algorithmique par rapport au trading traditionnel qui utilise l'approche manuelle et qui est basé sur les outils graphiques d'une plateforme pour pouvoir prendre une décision.

Il est clair que pour un trader patient, rigoureux et ayant de l'expérience, l'approche traditionnelle, qui est l'approche par défaut, peut être une très bonne option. Mais dans tous les cas, l'approche traditionnelle restera en quelque sorte limitée aux capacités du trader à pouvoir analyser les graphiques objectivement et à pouvoir prendre une décision en temps réel. Ce sont pour ces raisons de limitations que le trading algorithmique a été inventé.

D'abord réservé aux traders professionnels travaillant dans des structures bancaires, le trading algorithmique peut de nos jours être utilisé par n'importe quel trader ayant de l'expérience en programmation.

Je ne connais pas toutes les plateformes permettant de faire du trading automatique, mais, outre la plateforme MetaTrader que j'utilise, je sais qu'il existe des langages simplifiés tels que celui utilisé dans la plateforme ProRealTime.


En ce qui me concerne, pour programmer mes algorithmes j'utilise le langage Mql5 qui est un language de programmation dédié au trading algorithmique, via la plateforme MT5 (MetaTrader 5). Ce langage très complet est basé sur le c++ et présente toutes les caractéristiques d'un langage objet. Seul l'héritage multiple du c++ n'a pas été repris, mais tout le reste (encapsulation, surcharge, polymorphisme,...) est présent. On peut créer un programme entier composé de plusieurs classes et interfaces. Ainsi, toutes les personnes ayant des compétences en c++ ou en c# seront sans doute à l'aise avec le mql5. D'ailleurs il ne faut pas se laisser impressionner par la taille du guide utilisateur, téléchargeable ci-dessous, et qui fait près de 6000 pages ! Car un développeur c++ ou c# reconnaitra sans problèmes au moins les notions de base du Mql5.


  Guide utilisateur Mql5 en pdf  


Une bonne partie du langage est dédiée à la création d'interfaces graphiques : le trader peut créer ses propres fenêtres et introduire les paramètres d'entrées qu'il souhaite, afin de tracer des graphiques qui ne sont pas proposés par défaut dans l'interface de MetaTrader. Cela permet de pratiquer du trading semi-automatique.

Mais ce n'est pas tout : il s'agit d'un langage vraiment dédié au trading et ce langage comprend donc de nombreuses fonctions, attributs et mots-clés qui facilitent la programmation des transactions pour passer des ordres. Par exemple l'envoi d'une transaction au serveur du courtier est similaire à l'envoi d'une requête dans une base de donnée. Il existe des requêtes synchrones et même asynchrones qui sont utiles dans le cas du trading court terme : le scalping.

Il faut quand même un petit peu de temps pour bien prendre en main le mql5 et comprendre comment utiliser les mots-clés et fonctions prédéfinies, MAIS, étant donné qu'il s'agit sans doute du langage le plus utilisé dans le milieu du trading algorithmique, il existe toute une communauté de traders qui s'échangent leur connaissances et expériences sur le forum de discussion dédié. On peut même trouver des réponses à ses questions sur StackOverFlow !

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Trader occasionnel ou en compte propre


Il y a deux catégories de traders particuliers : ceux qui font du trading tout en restant salariés et qui ont donc d'autres sources de revenus, et ceux qui font du trading leur unique activité professionnelle. Cela a une grande importance au niveau juridique et fiscal.

En parcourant les forum de dicussions traitant du sujet, on peut voir que de plus en plus de personnes veulent tenter leur chance en devenant trader à temps plein. Et de plus, on peut voir que les personnes voulant devenir trader en compte propre le font pour plusieurs raisons.

Pour résumer, ces personnes :


Je me retrouve dans plusieurs des points précédents mais en plus de ça, j'exerçais avant un métier de développeur informatique qui était très éloigné des objectifs que j'avais au départ : travailler dans la recherche scientifique. Lors de ma dernière expérience professionnelle en particulier, j'ai pris conscience que l'intégralité des études que j'avais fait (Sciences de la matière + Doctorat en physique) ne me servait absolument à rien dans mon métier de développeur. Même si ça n'était pas inintéressant, ça ne me convenait pas.

Dans le trading algorithmique, il y a un côté technique (modélisation de courbes) qui convient bien à ma façon de penser et qui se rapproche, par certains aspects, des domaines scientifiques que j'ai étudié pendant ma thèse de physique théorique et jusqu'à plusieurs années après. Durant mon doctorat, j'ai notamment travaillé sur ce que l'on appelle la physique statistique et même sur une sous-branche qui s'appelle l'éconophysique, discipline dans laquelle les principes de la physique statistique sont appliqués à l'économie. J'ai également travaillé pendant plusieurs années sur la simulation numérique de différents phénomènes physiques. Ca tombe plutôt bien car mon point de vue sur le trading algorithmique, c'est que :

Trading Algorithmique = Modélisation + Simulation Numérique



Pour le côté pratique :

Faire du trading lorsque l'on est salarié ne pose aucun problème : les plus-values annuelles sont simplement considérées comme des revenus supplémentaires taxés au PFU, Prélèvement Forfaitaire Unique, et dont le montant avoisine les 30% (sauf si les plus-values sont vraiment très importantes).

En revanche, si l'on n'est salarié d'aucune structure, donc en gros si l'on est sans emploi, c'est plus complexe car, d'une manière ou d'une autre, il est obligatoire de déclarer l'intégralité des gains du trading au fisc. Ne pas le faire, serait considéré comme du travail au noir !

Ainsi, si l'on veut vivre du trading, il est nécessaire de créer une société ou une entreprise. Au départ, une Entreprise Individuelle au régime réel suffit la plupart du temps. Mais c'est là que ça se complique au niveau fiscal car, les plus-values issues du trading représentent l'intégralité du chiffre d'affaire d'un trader et sont donc taxées comme un Chiffre d'Affaire, comme d'ailleurs pour n'importe quel commerçant en France. C'est à dire qu'il n'y a pas de régime spécifique au trading. D'une manière générale, l'impôt sur le revenu ainsi que les prélèvements sociaux sont bien plus élevés que pour un salarié au régime général.

Je ne peux pas trop rentrer dans les détails au niveau fiscal car la fiscalité dépend de plusieurs facteurs : statuts de la société, régime d'imposition, statut du trader dans la société, revenus sous forme de salaire ou de dividendes... Mais quoi qu'il en soit, ce que l'on peut dire au final c'est qu'un trader rentable donnera à peu près autant d'argent à l'état, qu'il n'en gardera pour lui.



Pour ceux qui réusissent à en vivre (environ 10 à 15%) , le métier de trader indépendant est très spécial : le trader en compte propre n'a en effet aucun client à proprement parlé et n'a de comptes à rendre à personne (pas de supérieur hiérarchique). Il travaille de plus à domicile et organise ses journées comme il l'entend, à condition bien sûr que les gains (qui représentent toute sa rémunération) soient suffisamment élevés pour en vivre sur le long terme, le tout en tenant compte de la fiscalité très élevée qui a lieu en France, Une des plus élevée au monde.


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Liens utiles

Je donne ici quelques liens utiles pour se former, pour continuer à apprendre et pour se tenir au courant des nouvelles économiques et de leurs impacts sur les marchés financiers.



Benoît Rousseau : Il s'agit d'un trader en compte propre qui a créé son propre site de trading il y a plusieurs années et je recommande en particulier son forum de discussion francophone très fourni où l'on peut trouver beaucoup de réponses à des questions que tout trader se pose à un moment donné de sa carrière. Il dispose également d'une chaîne YouTube diffusant un Good Morning Trading très intéressant.

Sa chaîne youtube

   Son Forum Boursier

Zone Bourse : Site d'actualités boursières, de nouvelles économique et d'analyses :

Chaîne youtube

   Site internet de Zone Bourse

Synapses : C'est une chaîne pour ceux qui s’intéressent à l’économie en général, à la bourse et aux placements :

Chaîne youtube

Boursorama : C'est avant tout une banque en ligne (qui propose des comptes pros intéressants), mais c'est aussi une chaîne d'actualités boursières qui propose des analyses avec de nombreux invités experts :

Chaîne youtube

   Site internet de Boursorama

Institut des Libertés : Il s'agit d'une chaîne du réservoir d'idées portant le même nom et créé par le financier français Charles Gave, dont j'apprècie les idées, notamment sur le plan identitaire. On y trouve des sujets d'économie, de finance et de géopolitique française et internationale :

Chaîne youtube

   Site internet de l'Institut des Libertés

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